
Ta bière à la main, la cigarette au bec,
Tu sortais du lot, Paulo.
Tes cheveux mi longs, ton short, tes tongs,
Et ton vieux polo, Paulo,
Ton regard hautain, ton air de "j'en n'ai rien à foutre";
Je me jette à l'eau, Paulo.
Alors j'ai tourné, tourné, tourné autour de toi,
Et tu es passé, passé, passé : je n'existais pas.
Tu traines les pieds, tu as le dos courbé,
Ton tein est palo, Paulo.
Tu es libre, tu es seul, tu cherches,
Tel un gigolo, Paulo.
Tes pieds blancs, tes molets imberbes :
Je me jette à l'eau, Paulo.
Alors j'ai parlé, parlé, parlé, avec toi,
On s'est embrassé, embrassé, embrassé, les autres n'existaient pas.
Tu as dis "qu'est-ce qu'on fait, je suis pas habitué moi,"
T'es trop rigolo, Paulo.
Je t'ai emmené, je t'ai déshabillé, ta sueur,
Formait un halo, Paulo,
Ta peau reflétait la lumière,
Je me jette à l'eau Paulo.
Alors j'ai baisé, baisé, baisé, avec toi,
Puis tu m'as laissé, laissé, laissé, tu n'existais pas.
C'est un vrai mélo, Paulo.
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